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Justice Mayotte

Jets de pierres sur la BAC à Kwalé : six mois de prison avec sursis

8 octobre 2026 • Justice Mayotte • Le Beffroi

*Un homme a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir participé, le visage dissimulé, à un attroupement lors duquel des pierres ont été jetées sur des policiers de la BAC lors d’une intervention à Kwalé.*

*Un homme a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir participé, le visage dissimulé, à un attroupement lors duquel des pierres ont été jetées sur des policiers de la BAC lors d’une intervention à Kwalé.*

La justice mahoraise a rendu sa décision dans une affaire remontant au 31 juillet 2025. Ce jour-là, à Kwalé, un homme avait été interpellé après avoir participé à un attroupement visant des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC), lors duquel des jets de pierres avaient été dirigés contre les forces de l’ordre. Le prévenu, dont le visage était dissimulé au moment des faits — circonstance aggravante prévue par le code pénal pour les infractions commises en réunion —, a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Cette décision judiciaire s’inscrit dans un contexte mahorais marqué par une recrudescence des violences urbaines dirigées contre les forces de sécurité intérieure, confrontées sur l’archipel à des défis sécuritaires d’une intensité rarement égalée ailleurs sur le territoire national : immigration clandestine massive en provenance des Comores, tensions communautaires, et délinquance juvénile endémique dans certains quartiers de Mamoudzou et de sa périphérie.

Le choix d’une peine avec sursis, plutôt que d’une incarcération ferme, interroge sur la doctrine pénale appliquée face aux violences commises contre les représentants de l’autorité publique. Si le droit français prévoit légitimement une gradation des peines selon la gravité des faits et les antécédents du prévenu, le Beffroi considère que les atteintes portées aux forces de l’ordre méritent une réponse pénale d’une fermeté proportionnée à la gravité de l’acte : jeter des pierres sur des policiers en intervention, quelles que soient les circonstances invoquées, constitue une atteinte directe à l’autorité de l’État et ne saurait être traitée avec la même indulgence que de simples incivilités.

Mayotte, confrontée à une insécurité chronique que les effectifs de police et de gendarmerie peinent encore à endiguer malgré les renforts annoncés ces dernières années, a besoin d’une justice qui protège fermement ceux qui, chaque jour, risquent leur intégrité physique pour maintenir l’ordre public sur un territoire où la pression migratoire et la pauvreté alimentent un terreau propice aux tensions. Le Beffroi appelle les pouvoirs publics à renforcer, sans délai, les moyens humains et matériels de la justice mahoraise, aujourd’hui en sous-effectif chronique comme l’ensemble de l’institution judiciaire française, mais plus encore sur ce territoire ultramarin aux défis spécifiques.

Sources : Le Journal De Mayotte

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